Mobilier
XVIIIe siècle
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Mobilier du XVIIIe siècle
Bureau de pente en vernis martin par F. Rubestuck, Paris vers 1770
DIMENSIONS : l. 83 cmH. 90 cmP. 46 cm
MATERIAUX : Vernis Martin, bronze doré
PROVENANCE : Paris, France
PRIX : Nous contacter
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?Rare bureau de pente à décor au vernis martin.
Le bâti, galbé en façade et sur les côtés, repose sur quatre pieds fortement cambrés reliés par des traverses chantournées. L’ensemble du bureau est décoré à la poudre d’or sur fond noir d’un vernis martin à l’imitation de la laque du Japon, représentant des paysages lacustres animés de pavillons et de végétation stylisée.
L’abattant découvre un riche intérieur en placage de bois violette ; aménagé de quatre tiroirs séparés par un casier central. Le plancher du théâtre présente un volet coulissant qui dévoile trois compartiments secrets. Le revers de l’abattant, garni d’un cuir vert doré aux petits fers, fait office d’écritoire.
Le bureau est orné d’une très riche garniture de bronzes finement ciselés et dorés au mercure, dont des chutes, des sabots ajourés, des écoinçons, des cornières de protection et un rare encadrement à frises végétales.
Bel état de conservation. L’estampille F. RUBESTUCK et le poinçon de jurande figurent sous la traverse avant.
Travail parisien de la transition des époques Louis XV et Louis XVI par François Rubestuck, Paris vers 1770-1775.
Un numéro d’inventaire peint à l’encre noire « N°11 » est présent sur le fond : sa typographie, très proche de la numérotation du garde meuble royal laisse penser que notre meuble appartenait à la couronne. Malgré des recherches approfondies, l’origine précise de cette pièce n’a pu être identifiée, mais il est possible que le bureau ait rejoint le mobilier royal après le décès de Rubestuck, dont les biens furent saisis et remis au roi par droit d’aubaine, l’ébéniste n’ayant jamais été naturalisé français.
François Rubestuck (1722 – 1785). Ébéniste. Reçu maître à Paris le 7 mai 1766.
Originaire d’Allemagne, François Rubestuck s’installe à Paris où il obtient la maîtrise en 1766. Actif rue de Charenton puis rue Traversière-Saint-Antoine, il appartient à la génération d’ébénistes qui assurent la transition du style Louis XV vers le goût plus rigoureux du règne de Louis XVI. Sa production comprend des commodes, bureaux et secrétaires à galbe élégant, souvent ornés de vernis Martin, de marqueteries soignées et de bronzes dorés ciselés avec finesse, témoignant d’un savoir-faire raffiné et d’un sens équilibré des proportions. Ses œuvres, rares, révèlent un artisan cultivé et proche des meilleurs ateliers du faubourg Saint-Antoine. Rubestuck meurt à Paris en 1785, sans avoir été naturalisé français, si bien que, par droit d’aubaine, tous ses biens furent saisis et revinrent au roi.